Notre collaborateurCyrille Weinera répondu à une commande de la villa Noailles avec le sérieux et la poésie qu'on lui connaît. Presque île s'est approprié les paysages de la presqu’île de Giens, les Iles d’Or, le littoral Hyèrois et de Toulon. Des rivages touristiques redevenus vierges de toute la vulgarité que peut produire la présence humaine, qui seront l'objet d'un catalogue édité aux éditons Villa Noailles – Archibooks.
Cyrille a choisi la photo et l’Ecole Nationale Louis Lumière après une maîtrise d'économie. Il collabore depuis 2002 avec des institutions culturelles (Centre national des arts plastiques), des architectes (Patrick Bouchain) et des magazines (nous). Ils s’intéresse aux usages et à l’appropriation des lieux, en explore les porosités entre espace public et espace intime pour interroger les représentations de la civilité et du partage du cadre de vie. Son travail a été présenté au Musée d’Art Contemporain de Lyon, aux Rencontres d’Arles, au Centre de photographie de Lectoure, au Victoria and Albert Museum (Londres), au Guangdong Museum of Art (Chine), au Festival of Light à Buenos Aires et au Frankfurter Presseclub. Et, ce que ne précise pas le dossier de presse de l'exposition, dans les deux derniers Standard.
Après avoir envoûté les spectateurs du Festival d'Avignon, la carriole chimérique et fantasmagorique du Cirque des Mirages attellera au Trois Baudets du 10 au 29 novembre. Dans ce nouveau spectacle, écrit au fil des tournées et des résidences, le Cirque des Mirages renoue, plus que jamais, avec la tradition du cabaret expressionniste. Ce tour de chant n'est pas un quelconque clin d'oeil nostalgique aux spectacles d'autrefois, mais plutôt une réponse violente, absolument moderne, tissée de poésie et de fantastique, à la puissance écrasante d'une société.
Les Trois Baudets - 64 bvd de Clichy - Paris 18ème Du 10 au 29 novembre
Deux mois après son lancement, Télé Oléron ose tout : la fiction régionale, le 20h à 19h15, des débuts des milieux et des fins d'émission, des miettes médiatiques, la grande farce, l'animateur omniscient. Pas question de zapper.
Ce soir, c'est la première des soirées Lipstick Tracesaux Disquaires avec :
- A 20h30 un concert des The Spark Shyvers (60's British Rhythm 'n' Blues Stonien) - A 22h BOUM! c'est ma première Surprise Partie, soirée dansante animée par les Green Spiders' gang : Gloria, Astro & Le Vieux Thorax et leur sélection vynilisée Swingin' Mod Beat, Garage-rock, Sunshine Pop, Glam-Punk, Club Soul, Funky Soundtracks & Exotica. + Projections de films Rock & Pop Sixties rares.
Ce soir au Panic Room : live de Arlt (20h-22h) et dj set (22h-2h) de nos collaborateurs les plus mélomanes – Wilfried Paris et une inquiétante Stéphanie V. sur laquelle personne n'a encore jamais trouvé de web lien à transmettre.
0 € pour les écouter passer d'un track à l'autre, mais 5 € pour voir Arlt, Eloïse Decazes et Sing Sing, dont les "voix d’eau et voix de terre comme des haikus tournés mantras contrariés. [...] Avec pour décors les éboulis de pierres et des accidents d’oiseaux. La guitare de Sing Sing est une sauterelle blessée, sèche comme une porte sur les doigts, ressassant blues paranormaux, folklore insituable et pop bercée sans casque un peu trop près des murs qu’on sait. Decazes, impassible, aimante, larguée ou colère, bricole à cœur ouvert des orages et des aubes claires." Le poétique flyer a été écrit par le fondateur du romantisme allemandoder ?
Elu révélation CQFD 2007 des Inrocks, Pacovolume s'était fait remarquer en enregistrant des reprises pour les compilations de Béatrice Ardisson. Manhattan Baby, son premier album, enregistré avec le réalisateur François Chevallier (Emilie Simon, Coldplay, Arcade Fire) et mixé par Bruce Keen (Air), est sorti chez Discograph en septembre. Il est l'heure pour lui de se démontrer à son public : il sera en concert au Café de la Danse accompagné de l'ancien batteur de The Film et le bassiste de Natasha. CQFD ?
Il n'aura échappé à personne que les collaborations personnalités X marques, très appréciées, sont vécues comme de véritables happening de la mode pour l'obtention desquels certains étoufferaient frères et sœurs. Pour par exemple la veste léopard Jeremy Scott X Adidas dont les points de vente sont introuvables, ou le dernier top Stella Mc Cartney X H&M en taille 36 en automne 2005. Prochain designer invité du géant suédois : Nathalie Rykiel, digne successeur de sa maman Sonia pour une collection lingerie et accessoires dès le 5 décembre suivie d'une collection maille femme/enfant le 20 février 2010.
Parfois à la limite du co-branding écoeurant – Kate(Moss X Top)Shop – de plus en plus médiocre, c'est heureusement souvent l'occasion de découvrir de jeunes créateurs excitants et inspirés. Ce matin, nos applaudissements compulsifs vont à Simon Preen X Urban Outfitters
Jeune diplômé de la prestigieuse London College of Fashion, il fît ses premiers pas aux côtés de Pam Hogg, dont les stars les plus lookées s'arrachent les fameux cat suits aux lumières intergalactiques.
Sa collection capsule, très influencée par ses années Hogg, réussi élégamment à sublimer deux sujets sensibles : les années 80 et la dentelle.
Collection Simon Preen X Urban Outfitters en vente ici.
L'hiver dernier c'était le vrai-faux problème de l'interdiction, par la bienveillante Roselyne Bachelot, des open-bars qui, grâce au ciel, n'interdisait pas les fêtes et foires à vocation culturelle, les stages oenologiques et autres opérations de dégustations dont les soirées de lancement de Standard font partie. C'est cette année un tout autre débat qui anime la faune noctambule parisienne.
Depuis une dizaine de jours et 6220 signatures, une pétition au nom lugubre a fait son apparition sur la planète Blogosphère: Paris, quand la nuit meurt en silence . Un cri du c(h)oeur des professionnels de la nuit et de ses usagers bien habillés se défendant – dans le sillage du NY Club et du Paris-Paris (actuel Scopitone) – contre l'acharnement politique visant à nous empêcher de danser ensembles dans le bruit, les sourires et la fureur, à coup de fermetures administratives, de perte de licence et d'autorisation d'ouverture de nuit.
Ce n'est pas seulement de notre plaisir contrarié qu'il s'agit, mais de culture et de ses lieux de diffusion. Et ce n'est pas une façon pour notre ville lumière de capitale, de dormir sur ses deux oreilles...
A la veille de fêter les morts, réveillez-les ! Devenez signataire et parlez-en aux quelques amis qui vous restent. Vous avez jusqu'au réveillon du 31 décembre.
Sweet Back, le premier single de Shit Browne est sorti hier chez Asphalt Duchess. On se demande ce qu'ont fait de leur soirée ceux qui ne se le sont pas procuré immédiatement. SB, c'est l'acronyme de Sweet Back, Shit Browne et de Super Bien. L'album est prévu pour début 2010 : Sûrement Balaise.
Plus d'informations concernant la première publicité pour votre magazine dès le montage terminé. Pour l'instant un mini making off faisant office de teaser et quelques photos dédicacées à ceux, ils se reconnaîtrons, à l'égard desquels outrer nos louanges.
Merci à la caméra mais aussi à tous les techniciens.
Merci au chien, à sa maîtresse et à tous les figurants.
Merci au décorateur et au styliste.
Merci à notre maquilleuse et notre coiffeur.
Merci aux créatifs.
Merci aux comédiens.
Clap de fin avant première diffusion.
A bientôt avec le spot et un vrai générique de remerciements nominatifs.
La soirée We loveLuciano a l'Aquaboulevard, c'était l'occasion pour 3000 fétards de prendre un bain de minuit sexué saupoudré d'electro.
Un SOS lancé par une "princesse".
Alors que certains s'exerçaient au bouche-bouche nudiste dans les cabines d'essayage, ce sauveteur-là n'était pas en état. Bravo a Luciano qui a mixé pendant 6h sans jamais boire la tasse.
Demain jeudi, ceux qui sont dans la région des rives du lac Léman, peuvent se rendre les yeux fermés au vernissage (à partir de 19h) de Les Caprices de l'anatomie de Magdalena Cenolliau Scandale, un des bars les plus cool du quartier le plus cool de la cités des banques et de l'ONU. Ne pas oublier de rouvrir les yeux pour l'exposition.
A force de tanguer entre défilés, showrooms et after party, notre reporter à bottines a réussi à louper pas mal de présentations dont Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent, alors qu’elle était invitée. Heureusement, savoir que beaucoup de fashionistons tueraient pour ces invitations donne un côté snob à l’incapacité rock 'n' roll de se lever à 10 heures.
************************************** Mercredi 30 septembre, Palais de Tokyo – Gareth Pugh
L'Anglais le plus chouchouté de ces dernières années ouvre la Fashion Week avec un show lugubre et excentrique ; habituel chez lui. Chapeaux surdimensionnés à franges, à plumes ; pulls tricotés oversize, dévoilants plus de peau qu'ils n'en cachent ; des étoffes déchirées, qui donnent à la coupe un effet tranchant, lame de rasoir ; une gamme de couleur vacillant dans les gris : le jeune créateur nous emmène dans un univers sombre et déjanté pourtant moins expressif que les collections précédentes. Plus commercial ? Les invités, eux, se bousculent à l'entrée du Palais de Tokyo pour être sûr de ne pas louper le début du « who is who » auquel Rihanna essaie d'échapper en passant devant les flashes des photographes. Beaucoup de star attitude et de paillettes pour un créateur qui se veut underground.
**************************************
Jeudi 1 octobre, 17 rue Scribe – Uniqlo Comment le H&M japonnais a-t-il pu faire déplacer autant de beautiful people pour l’ouverture de sa boutique parisienne ? Le saké à boire dans un bol en bois carré ? Le concert de Nikki Li ? Le jean à 9 euros ? Inutile d’essayer de comprendre comment la sauce a pris, l’important c’est qu’elle ait bien monté. **************************************
Vendredi 2 octobre, Hôtel Pozzo di Borgo – Vivienne Westwood L'anglaise punk à Saint-Germain des Prés : beau contraste entre l'attitude Sex Pistols et le baroque chic : des robes de mariée en soie et paillettes, voltigeant le long du catwalk, portées par des mannequins qui, les cheveux en pétard et les lèvres rouges sang, ont l’air de sortir de la loge en backstage de Courtney Love. La vieille enfant terrible de la mode sait se renouveler.
**************************************
Samedi 3 octobre, Jardins des Tuileries – Viktor & Rolf
Bousculade méritée devant l'Espace Ephémère des Tuileries : un petit appât attend celui qui a la chance d'avoir une place assise. Le nouveau parfum des créateurs, Eau Méga, n’est que le premier des cadeaux : le second arrive enveloppé de chiffon rose pour une performance très glamour, vêtu d’un impressionnant tutu-blazer, il s’appelle Roisin Murphy. Le duo d’Arnhem reste fidèle à son style : des masses de chiffons coupés en formes géométriques si lourdes que les tops arrivent à peine à les porter. Ces coupes architecturales sont adoucies par une gamme de couleur rose bonbon et vert pistache. Un délicieux défilé, probablement un des plus avant-gardiste de la saison.
Alors qu’Hussein Chalayandevient un peu trop commercial à notre goût – plus rien à voir avec l’approche technologique de son prêt-à-porter qu’on avait adoré en automne/hiver 2007 – : noir et blanc de rigueur, de très classiques tailleurs et robes longues, le tout quelque peu BCBG, le défilé de Givenchy, dont on n’attendait guère de soubresaut, redécouvre le chic années 80 d'une manière subtile : les épaules ne sont pas accentuées par des formes carrées et tranchantes, mais par des ornements de perles précieuses, les robes de soirées sont finement drapées au corps, les innombrables volants donne un côté jeune fille, le tout est lancé dans une attitude rock'n'roll grâce aux chapeau coniques et les plateformes shoes.
Mark Eley nous accueille chaleureusement dans son showroom, rue des Arquebusiers. Beyond the chinz, la collection, à majorité d’imprimés colorés flashy, de motifs à raillures, polka et fleurs réinterprète d'une façon très moderne tout ce que l'on croyait has-been et enfermé à jamais dans le placard à naphtaline. La coupe sexy des robes et les combinaisons femme fatale pour preuve.
**************************************
Mercredi, 7 octobre, Jardins des Tuileries – Elie Saab
La fatigue pèse lourd sur nos paupières, mais les silhouettes sophistiquées, les coupes structurées d’Elie Sasb, ont su nous réveiller. Un chic intemporel se propage sur le catwalk. Une collection monochrome noir goudron, bleu canard et rouge vermeil, ainsi que des tenues beige poudré à broderies métallisées, dont la surface reflète des nuances platines et argents. Les longues robes de soirées drapées et entrelacées longent le sol, de sable noir irisé, et surprennent press et buyer à leur passage. Une élégance contemporaine animée par un chic rock 'n' roll omniprésent tout au long de cette Fashion Week. Tant mieux pour nous, le printemps nous promet une aventure très sexy...
Arnold et Willy, Al Bundy, Le Cosby Show... le collectif Poyz'N'Pirlzremue nos souvenirs avec une nouvelle collection de T-shirts, unisex, en séries limitées. Mais Poyz'N'Pirlz, c'est aussi un crew, qui organise des soirées. Un joyeux méli-mélo de Djs, producteurs, graphistes et designers, avec aux commandes Arthur King, Kasey, Drixxxé, Dabaaz, Matt'Primeur et Géro. Prochain rendez-vous festif ce vendredi 9 octobre, au Point Ephémère, à partir de 23h. Plus d'infos : poyzandpirlz.tumblr.com.
Aujourd'hui, c'est loisir. Mais la semaine prochaine, un rapport documenté sur la fashion week parisienne viendra compléter les images informatives de ce blog culturel.
Entre flou mystérieux et clarté pénétrante, Paolo Roversi capte comme personne le caractère des ses modèles. Son livre Studio, sort en version française le 1er octobre prochain, aux éditions Steidl (48 euros). Un travail passionné et patient, réalisé avec une chambre photographique : "J'aime les longs temps de pause pour donner à l'âme tout le temps dont elle a besoin pour émerger, et laisser au hasard la chance de s'exprimer".
La marque de street wear à l'italienne Pharmacy Industry a eu le flair d'envoyer Emanuele Fontanesi de La Revolution! et Romain Bernadie-James (là aussi, c'est un blogger qui n'arrête que quand, euh non en fait, il n'arrête jamais) aux Saintes Marie de la mer, ce coin de Camargue sur les routes sablonneuses duquel les gitans stoppent leurs roulottes chaque début d'été.
Ces deux collaborateurs de Standard ont toujours une de leurs mains fermée sur un petit objet gris et désuet : l'Olympus MjuII. Le revival d'un des plus cool pics makers.
Styliste: Erika Schillebeeckx, vingt ans, en stage chez JC de Castelbajac, en 3e année à la Cambre de Bruxelles, a fait cette marinière ce week end. On murmure qu'elle aurait été approchée par Raf Simons. Modèle : boy friend
L'exposition Besoin d'air ? regroupant les œuvres de Mathias Kiss est à voir jusqu'au 19 novembre. L'avenue fait le joint entre le quai de la Rappée et la rue des Mauvais garçons ?
25.9.09
Le premier album de HEARTSREVOLUTION sort sur le label Kitsune. Avec le marcel logotisé renard de la collection 2007, c'est ce qu'on préfère de leur prolifique production. The Rose And Her Prince est une très poétique allusion à l'écrivain aviateur français mais c'est au Japon que le trio new-yorkais révolutionne le plus de cœurs. On les a connus dans leur petit camion à glace "Heartschallenger", vendant candies, vinyles, tees et autres goodies le longs des routes de la branchitude, et on les a retrouvés cet été au Summersonic Festival de Tokyo et Osaka. Depuis, et après les français Chateau Marmont et Vitalic, la crème des producteurs japonais 80kidz, Dex Pistols and AMWEremixent l'euphorie de leur mélodies enfantines.
Pendant que vous y êtes : ils jouent samedi à Madrid et jeudi 1er à Londres. Paris, c'était samedi dernier. Il fallait vous renseigner bon sang !
Pré-défilé avant la semaine du prêt-à-porter chez JC/DC pour le lancement de la collection Punkahontas and the Duck. Une indienne avant qu'elle ne file, c'est flou mais c'est chou. Rémi Schapman
Demain mardi, l'espace l140 accueille notre collaboratrice Adeline Grais-Cernea. Elle y présentera la pièce ONCE UPON A ROOM, une performance de lecture spécialement créée pour ce lieu, avec les costumes de Mariane Maric. Pendant une heure, les invités entreront à tour de rôle dans la plus petite galerie du monde (1,40 m2). On aura pu se faire une idée de la teneur des écrits d'Adeline sur vodkacoca, quand, épisodiquement elle y postait les petites boulettes de feu de la rubrique Once upon a fuck.
A peine arrivés sur le site nous avons rencontré les membres de "A Place To Bury Strangers" qui nous ont accordé une interview. On peut vous dire en exclusivité que Jono a de belles lunettes de soleil bleues, non pas pour imiter Elton John, mais parce que c'est sa couleur préférée. Ça vous donne envie d'en savoir plus? Alors rendez-vous au prochain numéro : )
Entre chaque concert les Magnetic Friends DJs résidents de cette édition (à savoir Koulechov, Stuntman 5 et Lauphi) poussent des disques du haut de leur petite scène. Encore un dernier morceau et Tortoise s'installe.
Leur musique puissante et lourde (qui se faisait rare en live depuis quelques temps) promet le meilleur pour le restant de la soirée, c'est My Bloody Valentine qui enchaîne. Le concert est très attendu car c'est leur seule date française cette année. Ils jouent fort (bien sûr) mais s'essoufflent; les voix se perdant des marées noires de son qui n'emportent peu/pas/plus le public.
The Horrors, quant à eux, n'ont pas fait l'effort de se déplacer annulant leur venue quelques jours avant. Ils auraient une santé fragile. Pourtant ils n'avaient rien à craindre à Saint-Malo : l'après-midi le soleil dénudait ceux qui assistaient aux concerts sur la plage, la nuit était douce et il y avait même un VIP pour faire du zèle.
Jour 2: Parc d'attractions
La nuit a été interminable et aurait pu ne jamais s'arrêter. Eric de The Patriotic Sunday chante des chansons qui ressemblent au mois d'Août (pleines d'expectatives et de promesses tressant la joie et la tristesse) pendant que les nuages et les bières s'amassent sur la terrasse de la plage. On le retrouvera après à l'espace presse pour un joli concert radiophonique.
Le beau temps revient, les garçons laissent s'exprimer leur part de féminité à l'ombre des transats
et les filles s'embrassent au bar VIP.
Il faut dire qu'après Papercuts, St Vincent et Camera Obscura, plane une ambiance sensuelle mais contenue. The Kills font monter la température. Alison Mosshart virevolte sur elle-même. Sa frange pleine de gravité reste plaquée sur ses yeux et l'a certainement empêché de voir le mini feu d'artifice lancé par un spectateur. Peaches va bientôt monter sur scène, beaucoup trépignent en attendent son concert. Patience, elle signe des autographes sur la poitrine des jeunes filles.
Voir ou entendre il faut choisir. Il n'y a pas d'écran autour de la scène alors on file au bar VIP pour regarder le concert. Ce n'en était pas un d'ailleurs. C'était autre chose, un fashionist-musical-indie-show par exemple, avec tout ce que cela comporte d'excès : costumes à foison (plus d'un par chanson), scénographie extrême calculée au millimètre près (pour que, les bras en croix, le visage de Peaches soit rétro-projeté sur les volants de son body blanc). C'était Too Much : on a adoré.
Notre ami le photographe Simon Grossi a mis en ligne de jolis clichés sur son site. Allez y faire un tour! > http://www.flickr.com/photos/hi-tekznologik
Jour 3: Point d'orgue
Ce qui nous a marqué aussi à Saint-Malo, c'est le public. L'ambiance est presque studieuse, il n'y a pas cette émulation collective que l'on retrouve ailleurs. Ce n'est pas à déplorer, c'est simplement remarquable. Peut-être que le public se gave trop de crêpes en fin d'après midi pour sautiller avec allégresse? Peut-être a-t-il vieilli avec le festival?
A force d'attendre des navettes (qui n'arrivent pas/qui sont prises d'assaut/qui ne sont pas assez nombreuses) nous arrivons sur le site après le concert de Bill Callahan lorsque Andrew Bird monte sur scène.
Rapidement la nuit tombe et Dominique A, seul, rend la foule docile.
23h25 : Grizzly Bear. C'est enfin l'heure "du" concert de cette édition 2009.
Ceux qui étaient encore vaillants ont fait des pyramides humaines, joué le grand jeu, dit des mots doux et dansé jusqu'au levé du jour.
Nous, on est rentrés sur la pointe des pieds, en sachant que jamais on ne pourrait oublier cette Route Du Rock vertigineuse et en tenant à remercier très sincèrement Justine Sautjeau et Alex Stevens, pour tout.
Recherche de la perfection et dérive esthétique sont devenues copines comme cochonnes dans la société qui a vu naître la plus célèbre des souris anthropomorphiques. Ce doit être un message comme celui-là que véhicule la dernière création du collectif italien d'artistes, d'architectes et de designers Alessio Blanco.
C'est chez eux qu'on trouve aussi un Kapra Sutra dont les figures sont effectuées par des chèvres, et Burlabox, un petit bonhomme à construire (en pliage) et à prendre en photo aux trois coins du monde (le quatrième, on n'y va jamais, il fait trop froid), c'est pour dire.
Nourris aux sons d'AC DC, Suicide ou Peaches, The World Domination sortent leur titre pop rock "FxxK Machine", remixé par deux DJs électro.
Le 9 juillet dernier, ils chauffaient la scène moite du Social Club pendant que la télévision chinoise illustre une de leur émission de Guiness des records avec leur musique... The World Domination,étrange duo allemand, aime faire le grand écart. Depuis 2004, 666Val et Ringo Fire aiguisent leur électro glam rock et cultivent leur image punk-délurée. C’est avec Adam Ski, pionnier d’électro clash et de house, qu’ils vont sortir un de leur meilleur morceau « Galactic Lover », disponible sur leur album « Heat » et sorti sur la compilation « Maison Kitsuné » en 2006. Et dans quelques jours, leur titre « FxxK Machine », remixé par MixHell et DjTilman sort dans les backs. En attendant leur nouveau clip, réalisé par Ovidie.
Le clip du morceau La Dame En Bleu du jeune français Mondkopf tourné par le jeune français Quentin Brachet du collectif H5. Avec le jeune skateboarder français Edouard Carpentier. Vive la jeunesse et vive la France. Pardon pour ce nationalisme désuet, il est strictement littéraire.
Reprise de la connexion effrénée à la rentrée. D'ici là, tous ceux qui ne sont pas encore abonnés à Standarddoivent de toute évidence, et sans obligation aucune – bien que nous ayons les numéros de souris de tous les clics sur cette page, même pour ceux qui sont arrivés là complètement par hasard –, envoyer un chèque avec ce formulaire. Et aussi : vous pouvez gagner un appareil photo Samsung ST50 rien qu'en nous envoyant vos photos de vacances. Tout est permis sauf ce qui est interdit. Vous connaissez vos limites ? Tant mieux. Nous pas toujours... Soyez sages.
Tout avait pourtant bien commencé : Amanda Blank et La Chatte se sont succédées sur scène pour...
faire bouger les fesses et les mains.
Certains, comme des enfants sages, préféraient écouter les DJ (ici Jean-Marc Rabemila) les yeux fermés.
Coudes pliés, poings serrés, les danseurs s'exprimaient sereinement sur des rythmes emballant.
On prend gentiment la pose.
On fait des blagues entre amis, mais pas vulgaires.
Tout est si calme qu'un petit somme s'impose pour quelques uns.
Et puis soudain ! Il aura suffit d'ouvrir ces petites boîtes de Pandore...
Pour que la crème tourne.
Les cuillères en plastique, tenues du bout des doigts ont laissé place à de grandes tartes amicales.
Les enfants sages n'ont pas rendu les lieux dans l'état où ils les avaient trouvés. Ils ont dû les vider illico. Pauvre moquette, pauvres murs. Pardon Régine. Ils ne recommenceront plus.
Habillez ses joueurs connus en rose (ici Kees Meeuws des All-Blacks).
Associez-lui une marque qui pulse.
Présence féminine obligatoire.
La première édition de l'Orangina Beach Rugby s'est déroulée à Marseille en juin dernier. Les organisateurs ont convaincu qu'on pouvait sortir un peu sortir du registre du sempiternel calendrier pour communiquer de manière fraîche sur un sport qui souffre de ses clichés. Ils en sont comblés d'ailleurs.
Pour la sortie de sa nouvelle compilationA French Psyche Pop Odyssey le label Dirty Sound System offre un podcast exclusif à Standard. Les morceaux ont été choisis parmi les lost tapes du disque. Après les deux premiers Dirty Diamond et le succès de l'éthéré Dirty Space Disco l'année dernière, Clovis Goux et Guillaume Sorge s'attellent à compiler de la pop française enrôlée dans les voyages psyche de Cheval Fou, Dashiell Hedayat ou François de Roubaix. C'est beau et c'est cadeau.
EXTRAIT DU TEXTE DE PRESENTATION - Cliquez sur play avant de commencer la lecture.
Que se passe-t-il en France au début des années 70 ? L’aventure hippie s’est achevée dans un bain de sang en 69 (année horrifique : Altamont et le meurtre de Sharon Tate), l’héroïne vient de remplacer le LSD et les survivants n’en ont plus pour longtemps. 146 jeunes périssent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Saint-Laurent-du-Pont, De Gaulle dans son lit : « Bal tragique à Colombey : 1 mort ». Pompidou fume des clopes. Dans un noir et blanc primitif, La Maman et la putain de Jean Eustache enterre une génération qui perd tous ses repères (une définition possible du psychédélisme). La même année c’est le choc pétrolier. La plus longue éclipse solaire du siècle (6 min 20 s) annonce de futures marées noires. Jean Yanne vulgarise La Société du spectacle et Johnny joue au hippie (avant Hamlet et l’ange aux yeux de lasers). Robert Malaval projette des Poussières d’étoiles. Nous lisons Pif Gadget, et bientôt Metal Hurlant. Un homme qui dort attendra. Dieu est mort, Marx agonise, un commando maoïste attaque une épicerie Fauchon. Giscard à la barre. Le Larzac mobilise et Mesrine cavale. Nos mères peuvent enfin avorter en paix tandis que Mike Brant, notre Icare israélien, s’envole une dernière fois. Yves Mourousi présente le journal de 13h depuis un hôpital: les téléspectateurs assistent en direct à l’opération d’un malade à cœur ouvert. Claude Sautet tourne Mado et l’été 76 sera très très chaud. 1978, Claude François, 39 ans, s’électrocute dans sa salle de bain et Robert Bresson, 77 ans, clôt « la parenthèse enchantée » de Françoise Giroud par une œuvre au noir sur les enfants de la révolution, Le Diable probablement. Qui d’autre ? Dirty French Psychelelics est une vision subjective de cette époque déboussolée. À la France des expériences (Gong, Alpes, Magma etc...) nous avons préféré celle des francs-tireurs (Dashiell Hedayat, Alain Kan), des maîtres chanteurs (Christophe, Nino Ferrer, Brigitte Fontaine), des compositeurs (Karl-Heinz Schäfer, François de Roubaix, Jean-Claude Vannier), l’anomalie dans « la variété » plutôt que la norme dans « la marge ». Il y a des absents (Michel Polnareff, William Sheller, Gérard Manset, Serge Gainsbourg...), et des anachronismes: ils composent tous une partie du tableau. « La séance est finie, le dernier musicien est parti. Au milieu d’un studio endormi, je regrette ces lointains paradis... »; une manière comme une autre de se dire que l’on peut toujours commencer par la fin.
Comment combiner soldes et plaisir de découvrir ? C'est l'initiative de la boutique jeunes créateurs la plus fresh & pop de Paris. Tout en vous faisant profiter des 50% off qui vous permettent enfin de vous offrir la première pièce Raf Simons dont vous rêviez, Kokon to Zai propose, jusqu'au 1er juillet, une installation autour des créations du designer norvégien Harald Lunde Helgesen, winner du Prix Swarovski lors de la dernière édition du Festival de Hyères. Vous entrerez alors dans un univers de berger des Pyrénées qui aurait pris 15 jours de vacances à Goa en 1994. Vous verrez, c'est plus fort que n'importe quel remontant médicamenteux de cette région du globe.
Bouclage terminé. Dès demain, les posts reprennent et les vacances s'annoncent. Photo non sélectionnée pour la prochaine série de Caroline de Greef et Ilanit Illouz à paraître dans Standard n°24 en juillet. Stylisme Olivier Mulin. Arbre Bananier. Modèle, Pauline Jacquard de la troupe La Grande Bizarre, tous les mois chez Moune (Paris, 9e).
Il aura fallu attendre une décennie avant qu'Issey Miyake ne lance un nouveau parfum. Mais pour ce personnage, créer une fragrance ne relève pas d'une stratégie marketing, cela implique une réelle démarche au sein de laquelle s'exprime toute sa philosophie.
a scent by Issey Miyake se situe donc proche de ses aspirations à la simplicité fondamentale. Frais, vif, avec un ton vert floral, il procure une odeur aussi simple et belle que l'air qu'on respire. Cette poésie naturelle est contrebalancée par les efforts d'innovations autour du flacon et du packaging, sur lesquels sont intervenus le designer Arik Levy et le graphiste Taku Satoh : qualité du verre à l'état brut, le gravage du logo à l'intérieur, véritable prouesse high-tech au demeurant.
Lassés des événements corporates aux mises en scènes ostentatoires, nous aurons apprécié la sobriété de présentation de ce lancement. 3 tableaux suffisent à traduire l'univers du créateur et son extension vers celui de la fragrance.
On y découvre les 2 concepts forts de la carrière d'Issey Miyake :
La collection A-POC("A Piece of Clothes") qui, à partir du même tube de tissu, permet de concevoir l'intégralité d'une garde de robe.
Aux nombreux (selon nos sources) amis new yorkais de Standard, nous conseillons vivement l'exposition de Théo Mercier, artiste protéiforme au talent incontestable qui a récemment rejoint le cercle de nos contributeurs.
Centre d'art Envoy Entreprises , 131 Chrystie Street, du 4 juin au 12 juillet 2009.
Meeting en coulisses avec l’auteur de The B-Suite, stimulant cross-over entre symphonies classiques et rythmes électroniques.
Vendredi 15 mai, vingt-trois heures. La foule trépigne devant l’Elysée-Montmartre. Au menu ? Datarock, Rye Rye, Acidkids, Etienne de Crécy… et Krazy Baldhead, alias Pierre-Antoine Grison, 34 ans, abordé juste avant son set électro, trip hop, hip hop… Un hymne envoûtant à la musique contemporaine.
Pourquoi avoir construitThe B-Suitecomme une symphonie ?
Krazy Baldhead : L’idée m’est venue d’une œuvre classique, Shéhérazade de Rimski-Korsakov. C’est une suite symphonique qui adapte le conte des Mille et une nuits en quatre mouvements. J’ai repris la structure et la façon dont les thèmes s’enchaînent et se font écho. J’ai intégré cette forme à la musique électronique, sans faire non plus du rock progressif.
Ça donne un album à écouter d’une traite.
A la base, je voulais le sortir en quatre pistes. Mais j’ai été obligé de diviser en petits morceaux à cause des plateformes de téléchargement qui ne prennent pas des morceaux de douze minutes à vendre un peu plus cher. Ce n’est peut-être pas un CD pour tous les jours, je voulais que les gens prennent le temps de l’écouter. Comme les trucs osés des années 70. Au départ, c’était un challenge.
Quels albums écoutes-tu encore d’une traite ?
Ceux de Miles Davis, Bill Evans. What’s Going On ? de Marvin Gaye (1971). Plein de musiques de cette époque-là. Ou Since I left You de The Avalanches (2001), très homogène dans la durée. Rone a sorti un album chez In fine, que j’aime bien. Mais j’écoute peu de musiques actuelles.
Et en live, comment adapter The B-Suite ?
Je veux qu’il y ait des surprises, il y a des passages « mentaux » qui s’adaptent pas mal. Bon, là, à l’Elysée-Montmartre ça va mais quand je joue en club, à deux heures du matin, si je commence à mettre des violons, les mecs me regardent un bizarrement… J’ai fait une adaptation plus club, plus pêchue. Il y a beaucoup d’éléments de l’album, quelques trucs plus anciens et des passages qui n’existent nulle part ailleurs qu’en live.
Lancement demain samedi à la galerie @Mycroft de l'ouvrage Nofound(bedroom)aux éditions Kaugummi Books réunissant un choix de photos présentées sur l'excellent site Nofound, où l'on peut voir notamment les photographies de nos talentueux collaborateurs Julien Tual et Vincent Ferrane. Il faudra acheter le livre pour savoir s'ils sont dedans, tout ce qu'on sait, c'est qu'y figure celle de Lina Scheynius (ci-dessus), que l'ouvrage sera présenté comme un portfolio, en noir et blanc et de format A3 et que c'est de 15h (tôt pour un vernissage, au saut du lit pour certains) à 21h avec un apéro dès 18h.
Il fallait y penser : s'habiller en poupée gonflable. Même si certaines n'ont pas besoin d'en rajouter, c'est ce qu'on conçu et cousu les membres d'Ifitshipitshere. Existe aussi en version fouf.
Sortie cette semaine d’Udolpho, premier album mélancolique des Nantais Marc Morvan & Ben Jarry.
Personne ne s'est jamais demandé à quoi ressemblerait un album fait par Joey Starr et Renan Luce. Tant mieux. Jusqu'en 2006, il en était de même pour Ben Jarry (Puanteur Crack, rock lourd et puissant) et Marc Morvan (3 Guys Never In, pop sensible et raffinée). Sous des abords minimalistes – chant, guitare sèche, violoncelle, parfois violon – Udolpho, premier album né de cette surprenante collaboration, plonge dans une atmosphère mélancolique égayée par le timbre chaleureux de Marc Morvan. Dès le premier morceau, on découvre un personnage torturé par l'amour. Pas besoin de regarder par la fenêtre, on sait que dehors il pleut. Le genre de fine pluie glaciale qui vous fait sentir bien à l'intérieur. Les morceaux s'enchaînent sur fond de regrets, d'errance, d'impossibilité de pardonner. Un disque à écouter la corde au cou ? Non, car c'est la beauté de cette douleur que Marc Morvan et Ben Jarry ont décidé de célébrer – en anglais. Et même si les morceaux ne sont pas tous bouleversants et que par moments, le disque peut paraître un peu monolithique, l'efficacité des mélodies ainsi que la puissance de leur univers donne un bel aperçu du savoir-faire des deux musiciens. Rayon influences, citons The Magnetic Fields et The Divine Comedy ; pour ce qui est de la musique. Car la curiosité du tandem s'étend au cinéma avec notamment Le Magicien d'Oz (sur On your back) et Gerry de Gus Van Sant (The Photograph of Gerry) ainsi qu'à la littérature. Emily – piste 4 – est l'héroïne du roman gothique d'Ann Radcliffe qui se retrouve enfermée dans le château Udolpho. Riche et varié. Précisons que le réalisateur américain Robert Tiffin utilisera le morceau d'ouverture, Down her nest, dans son film Flowers for the Devil, encore en tournage. Autant dire que l'hiver n'est pas prêt de se terminer. Nicolas Roux
Udolpho (Artisan / La Baleine). Live ! Le duo nuageux sera le 11 mai au Réservoir et le 19 au Café de la Danse (Paris) puis le 4 avril au 911, le 24 au Bar Ile, le 15 mai à La Frégate puis le 13 juin au 4 sens (Nantes).